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Prostatectomie

PROSTATECTOMIE PAR COELIOSCOPIE


     La coelioscopie consiste à opérer sous anesthésie générale, sous écran vidéo par l'intermédiaire d'une caméra fixée à un optique. Cet optique et les instruments du chirurgien sont amenés au site opératoire après ponction de la paroi abdominale au travers de tubes appelés trocarts. Pour pouvoir travailler, l'opérateur doit gonfler la région ou se situe l'intervention, à l'aide d'un gaz inerte (gaz carbonique - CO2).

 

      Les avantages de ce type d'intervention sont essentiellement représentés par la simplicité des suites opératoires, la diminution de la durée de convalescence et la réalisation de cicatrices de plus petite taille que par chirurgie conventionnelle.

 

      Avant l'intervention on vérifiera l'absence d'infection urinaire par une analyse d'urine (ECBU). Une préparation intestinale peut être effectuée par un régime sans résidu mis en route quelques jours avant l'intervention et/ou par un lavement évacuateur le veille. Un rasage de l'abdomen et du pubis est effectué la veille de l'intervention.

 

      L'intervention se déroule sous anesthésie générale et se fait le plus souvent par la mise en place de 4 à 5 trocarts au niveau de la paroi de l'abdomen entre l'ombilic et le pubis. Parfois d'autres incisions sont possibles.

 

      Selon les cas, un curage ganglionnaire au niveau iliaque (curage ganglionnaire) est effectué en début d'intervention pour vérifier l'absence d'atteinte métastatique de ces ganglions. En effet s'il existe déjà un envahissement des ganglions par la tumeur, l'intervention n'est habituellement plus justifiée car fait prendre le risque de séquelles liées à la prostatectomie en perdant son intérêt en terme de guérison du cancer de prostate.

 

      L'intervention consiste ensuite à retirer la prostate et les vésicules séminales, puis à rétablir la continuité entre la vessie et l'urètre par une suture entre les deux. Selon la localisation, l'importance de la tumeur, les difficultés opératoires, il sera possible ou non de préserver les pédicules vasculo-nerveux latéraux, contenant les nerfs érecteurs. Une sonde vésicale est placée pour faciliter la cicatrisation de cette suture et des drains aspiratifs sont laissés habituellement de chaque côté pendant quelques jours.

 

      Dans certains cas, le geste envisagé n'est pas réalisable par cette voie d'abord du fait par exemple d'adhérences très importantes, ou de part une conformation anatomique particulière, ou enfin devant une mauvaise tolérance respiratoire du gaz insufflé. Il peut alors être nécessaire de convertir c'est à dire transformer l'intervention initialement prévue par laparoscopie, en une intervention classique par une incision abdominale (laparotomie). De même lorsque surviennent pendant l'intervention, certaines complications, en particulier hémorragiques, il peut être parfois impossible ou difficile sans prendre de risque anormal, de réparer la lésion par voie laparoscopique et une conversion peut être nécessaire pour la traiter et terminer l'intervention.

 

      Le plus souvent, le patient sort de la salle d'opération avec une sonde vésicale sortant par l'urètre, deux drains aspiratifs extériorisés de chaque côté par la paroi du petit bassin, une perfusion au niveau d'un bras.

 

Téléchargez la Fiche complète de l'Association Française d'Urologie (AFU)

Vous y retrouverez le descriptif, les suites, le suivi ainsi que les risques et complications liés à cette intervention. 

 

Prostatectomie Radicale

 



Vidéo - Prostatectomie par coelioscopie

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Rédacteur : Docteur Bruno D’Acremont – Chirurgien Urologue

Relecture : Equipe des chirurgiens urologues Fondation Saint Jean de Dieu Clinique Oudinot

Dernière mise à jour : mai 2013