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Rétine

© Clinique Saint Jean de Dieu 2017
Rappel - Anatomie Oeil et Rétine

 

Chirurgie de la macula


Chaque patient est unique. Seul un médecin est habilité à porter un diagnostic et à proposer un traitement adapté à votre cas. Les ophtalmologistes de l'équipe d'ophtalmologie de la Fondation Saint Jean de Dieu - Clinique Oudinot sont expérimentés dans la prise en charge de nombreuses maladies de l'œil.

Pour un avis personnalisé, prenez un rendez-vous avec l'un d'entre eux après en avoir parlé à votre ophtalmologiste (pour avoir nos coordonnées pour un rendez-vous, cliquez sur ce lien).

 

Les informations suivantes exposent des généralités permettant une certaine connaissance limitée de quelques maladies oculaires :

 

Membrane épirétinienne (MER)


La rétine est constituée de cellules visuelles et tapisse le fond de l'œil. Sa partie centrale ou macula mesure seulement 1 mm de diamètre et permet la vision précise, tandis que sa partie périphérique sert à percevoir l'espace situé autour de ce point. Par exemple, la macula vous permet de lire le journal, mais c'est le reste de la rétine qui vous fait voir les gens qui vous entourent.

 

Qu'est-ce qu'une membrane épimaculaire?

Une membrane épimaculaire est composée de cellules provenant de la rétine et qui se sont étalées à sa surface et ont formé une membrane très fine. Au début de son évolution, la membrane épimaculaire entraîne peu de gêne visuelle. Mais elle peut se contracter et provoquer un épaississement de la macula qu'elle recouvre, ce qui entraîne une baisse visuelle. Elle peut également entraîner des plis de la macula qui sont responsables de la vision déformée des objets ou "métamorphopsies".

En l'absence de traitement, on constate une aggravation progressive du trouble visuel. L'acuité visuelle peut être simplement un peu affaiblie à 5 ou 6/10 par exemple. Dans d'autres cas, elle baisse jusqu'à moins de 1/10. Parfois, les déformations des images gênent la vision du relief ou incitent à fermer l'œil atteint pour lire plus confortablement. Le champ visuel périphérique reste normal et l'évolution n'aboutit jamais à la cécité de l'œil  atteint. Des améliorations spontanées existent mais sont très rares. L'autre œil  est habituellement normal. Les membranes épimaculaires n'ont le plus souvent pas de causes connues. Elles surviennent chez des sujets de plus de 50 ans (mais peuvent également exister chez des patients plus jeunes). Le seul traitement possible est chirurgical.

 

Le traitement chirurgical :

 

Le but de la chirurgie est d'enlever la membrane qui déforme la macula. L'intervention se déroule au bloc opératoire sous microscope. Elle est réalisée grâce à des instruments de microchirurgie, que l'on fait pénétrer dans l'œil par trois petits orifices de 0,6 mm de diamètre chacun pratiqués dans la sclère (le "blanc de l'œil "). L'opération consiste à aspirer le corps vitré puis à enlever la membrane en la "pelant" de la surface maculaire. Les orifices sont le plus souvent étanches sans suture, mais parfois un fil de suture peut être nécessaire qui se dissoudra spontanément. Le fait d'enlever le vitré n'entraîne pas d'inconvénient : il est remplacé spontanément par de l'humeur aqueuse sécrétée par l'œil. L'intervention a lieu le plus souvent sous anesthésie locale, qui consiste en des injections de produit anesthésiant autour de l'œil,  juste avant l'acte chirurgical. Dans ce cas, le patient est conscient et éveillé, ne ressent aucune douleur et peut même voir les instruments chirurgicaux dans son œil. On peut également opérer sous anesthésie générale en l'absence de contre-indication. La durée de l'intervention est d'environ 20 à 40 minutes.

 

Le bilan avant l'intervention :

Des photos ou une angiographie de votre fond d'œil  permettront d'obtenir une image de la macula. Elles seront répétées trois mois après l'intervention pour comparer les aspects pré et postopératoires

de la macula. Un examen en Tomographie par Coherence Optique (OCT) permet également d'apprécier le degré d'épaississement de la rétine, plissée par la membrane. L'examen général comporte un bilan sanguin et des examens prescrits par l'anesthésiste, avec lequel un rendez-vous

de consultation vous sera donné.

 

L'hospitalisation :

La durée de l'hospitalisation est courte (2 à 3 heures  en chirurgie ambulatoire) ou une nuit d'hospitalisation. Vous entrez à l'hôpital le jour de l'intervention et ressortez le jour même ou le lendemain.

Le jour de l'intervention :

Une fois la chirurgie terminée, vous serez rapidement ramené(e) dans votre chambre.

Après l'intervention :

Les suites opératoires ne sont, en règle générale, pas douloureuses mais vous recevrez des médicaments contre la douleur si cela s'avère nécessaire.

 

Suites opératoires:

Les symptômes les plus souvent ressentis dans les jours qui suivent sont des picotements oculaires qui ne doivent pas inquiéter. En effet, cette petite gêne survient si des fils de suture ont été placés à la fin de l'intervention et s'atténuera progressivement jusqu'à la résorption spontanée des fils (3 semaines à 1 mois environ). Très souvent aucun fil de suture n'est placé lors de la chirurgie.

 

Les rendez-vous post-opératoires :

Lors de votre sortie, vous aurez une ordonnance précisant les gouttes à instiller et les médicaments éventuels à prendre. De retour à votre domicile, vous pourrez enlever votre pansement oculaire.

Lors de votre sortie, un rendez-vous vous sera donné pour la semaine qui suit l'intervention puis un mois plus tard. Entre-temps, il vous sera conseillé de revoir votre ophtalmologiste traitant, en cas de besoin.

 

Récupération fonctionnelle :

Après ablation de la membrane épimaculaire, le plissement rétinien diminue dès le lendemain mais de façon incomplète. La rétine se comporte comme une feuille de papier froissé que l'on met sous une pile de livres : le déplissement se fait peu à peu et l'amélioration visuelle est progressive. La diminution des métamorphopsies est, par contre, souvent sensible dès les premiers jours. La rapidité de récupération visuelle après l'intervention est très variable, de quelques jours à quelques mois. Elle dépend de l'ancienneté et de la sévérité du plissement rétinien. Une amélioration substantielle de la vision peut être espérée dans 75% des cas. Dans les autre cas, la vision aura été au moins préservée. Dans les yeux qui n'ont pas déjà été opérés de la cataracte, Il faut signaler la forte probabilité de développement d'une cataracte responsable d'une baisse de l'acuité visuelle secondaire, dès les premiers mois après l'intervention. Elle nécessite d'être opérée ultérieurement pour retrouver ou conserver le bénéfice visuel obtenu par le pelage de la membrane.

Les complications sont rares :

- L'infection est un risque qui existe comme dans n'importe quelle autre chirurgie, malgré les précautions rigoureuses d'asepsie au bloc opératoire ; le risque est de 2 pour 1000. L'infection est le plus souvent traitée avec succès par des antibiotiques mais reste grave pour la vision et peut, exceptionnellement, conduire à la perte de l'œil.

- Le décollement de la rétine est un autre risque ; sa fréquence est de 0.5% environ. Lorsque la rétine se décolle, une nouvelle intervention est nécessaire pour la recoller, d'où la nécessité d'une surveillance post-opératoire.

- D'autres incidents peuvent se produire, comme une élévation de la pression intraoculaire pendant les premiers jours post-opératoires ou une réaction inflammatoire habituellement bien contrôlées par le traitement.

 

 

Rédacteur : Dr Mashhour, Ophtalmologue

Relecture : Equipe de chirurgiens ophtalmologues Fondation St Jean de Dieu - Clinique Oudinot

Dernière Mise à Jour : mai 2015